De nombreux articles ont été écrits sur le Taiji Quan. La préface du livre de Jean Gortais, "TAIJI QUAN" résume ce qu'est cet art martial chinois.
Tai, exprime l’ultime, l’extrême, le suprême.
Ji, exprime la limite, le faîte.
Quan, exprime le poing, le combat, l’action.

«… le Taiji Quan n’a pas un fondateur unique. Il est plutôt le fruit de la confluence de différents courants et d’une longue évolution enrichie par les maîtres qui se sont succédés.
Au long de cette tradition, le centre et les principes sont demeurés les mêmes : l’interaction entre Yin et Yang, relation d’unité et d’équilibre qui est à la base de la pensée chinoise.
Le visage du Taiji Quan a été souvent déformé et il est parfois décrit comme une simple gymnastique. Cette vue de la pratique est erronée. Le Taiji Quan développe l’unité de la personne. Méditation, art martial, art de mouvement, pratique du souffle, thérapeutique, le Taiji Quan est tout cela. Mais, dans son essence, il demeure mystérieux. Aussi ce qui ne se voit pas est-il souvent plus important que ce qui se voit.
L’unité n’est pas simplement un mot mais une expérience à éprouver.
Cristallisé par le temps et les maîtres, le Taiji Quan est devenu pour beaucoup d’occidentaux et pour les Chinois eux-mêmes, la voie d’un équilibre retrouvé et un chemin vers soi-même et les autres. Avec la pratique, la confiance se fortifie, l’énergie augmente et s’affine, la présence s’allie à la joie, le vide et la plénitude se manifestent…»

Taiji Quan

«… traditionnellement on distingue deux courants de l’art martial en Chine : le courant exotérique, dont on dit qu’il prit naissance au temple Shaolin situé dans la province de Henan ; il est associé généralement au personnage de Bodhidharma qui y aurait séjourné vers le début du VIe siècle. Le second courant, appelé ésotérique, est relié au mont Wudang situé dans la province de Hubei qui était un lieu renommé du Taoïsme. Ce lieu est associé généralement au personnage de Zhang Sanfeng qui y séjourna et qui vécut entre le début du XIIe siècle et la fin du XIIIe siècle. On lui attribue la fondation du Taiji Quan et la légende la plus connue à ce sujet dit qu’un jour, alors que Zhang Sanfeng se trouvait à sa fenêtre, il vit un duel entre un oiseau et un serpent. L’oiseau faisait des mouvements saccadés et dispersés. Le serpent gagna. Zhang Sanfeng comprit alors que la souplesse et l’attention gagnent sur la raideur et la dispersion.
Pour distinguer le courant exotérique et le courant ésotérique (Taiji Quan), on caractérise le premier par une pratique où prédomine le travail musculaire et l’efficacité du geste, alors que le second insiste plus sur la souplesse, le travail du souffle intérieur et la continuité du mouvement. Le lien étroit entre le Taiji Quan et le Taoïsme explique, pour une grande part, cette différenciation… ».

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